• Trio endiablĂ© Ă  la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens dĂ©jantĂ©s, des textes drĂ´les et percutants, voilĂ  la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournĂ©e en France.
  • Trois comĂ©diennes-chanteuses-musiciennes proposent une fantaisie musicale mĂŞlant glamour, drĂ´lerie, folie et Ă©motion…
  • Les musiciens participent pleinement au spectacle, ce qui n’ôte rien au charme de cette version actualisĂ©e du <i>Mariage de Figaro</i>.


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de Nathalie Joly
Direction musicale de Jacques Verzier
Avec Jean-Pierre Gesbert (piano)

Quand Freud écoutait les chansons populaires d’Yvette Guilbert

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 10/02/2010
au 25/04/2010

Du mardi au samedi à 20h, dimanche à 17h (relâches les 9 et 10 mars).
Lucernaire
53 Rue Notre-Dame des Champs
75006 PARIS
MĂ©tro Vavin, Notre-Dame des Champs, Montparnasse BienvenĂĽe
Tarif : De 10€ à 30€
Réservations :
01 45 44 57 34
Dites-moi que je suis belle ! Le spectacle qui mêle chansons d’Yvette Guilbert et lettres de Freud commence avec cette bleuette, la préférée de Freud. Etonnant que Sigmund ait craqué pour la piquante Yvette Guilbert, la reine du café-concert dans l’entre-deux guerres ? Pas vraiment. Il rencontre la chanteuse à l’Eldorado à ses tout-débuts en 1890 lors de son séjour à Paris où il est venu suivre les consultations du professeur Charcot, spécialiste de l’hystérie.

Elle restera pour lui le Paris de sa jeunesse et leur amitié durera un demi-siècle entretenue par une correspondance encore inédite (CD-livre Je ne sais quoi avec chansons et lettres. Marche la route / Seven Zyc). Celle qui fut le modèle favori de Toulouse-Lautrec maitrisait à merveille le parlé chanté, un art particulier qui fit florès en Europe (en Allemagne dans le cabaret berlinois, en Espagne dans le café cantante, en Roumanie dans la doîna) où le texte a la part belle et nous livre le temps d’une chanson un drolatique ou bouleversant condensé d’humanité.

Non, pas étonnant que Freud ait pris du plaisir à écouter ces chansons polissonnes, mélodramatiques, réalistes ou oniriques, qui mettent en scène des bouts de vies cassées, des scènes cocasses, la détresse et la dérision, une tendresse aussi, celle de la rue, celle des "gens de peu". Pas étonnant qu’il se soit délecté à voir la chanteuse se glisser dans la peau de personnages pas très recommandables et souvent féminins : femmes naïves, femmes entretenues, femmes volages, femme cruelle...

Pas étonnant car l’inconscient est là au détour des mots, un inconscient à la bonne franquette, en quelque sorte qui fait dire à l’épouse infidèle dont Le fiacre escrabouille un passant : Chouett’Léon c’est mon mari Y a plus besoin de nous cacher... Ou un inconscient qui se manifeste avec violence dans La Glu : la légende bretonne signée du poète anarchiste Jean Richepin, sur une musique de Charles Gounod, raconte en un sidérant raccourci poétique l’histoire d’une mère excessivement bonne... tout le freudisme ou presque !

On nous a mis l’eau à la bouche et on regrette du coup qu’il n’y ait pas plus d’extraits de la plume de Freud. Reste que au-delà ou "en de ça" (!) du terreau psy, on est heureux de retrouver dans leur intégralité des chansons qu’on ne connaissait que par bribes mais qui font partie du délicieux fouillis de nos souvenirs. Si on a dépassé les 40 ans, notre grand-mère fredonnait, c’est sûr, Madame Arthur dont le Je ne sais quoi faisait courir ses amants... Chansons qui sont portées, en belle connivence avec le pianiste Jean-Pierre Gesbert, par une comédienne très à l’aise, drôle et vive, émouvante et piquante, comme sans doute l’était la grande Yvette.
Mis à jour le 13/09/2010
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